intégral Cette page propose la consultation linéaire du procédé présenté dans son intégralité.
■ Avant-propos
■ Une langue complexe
■ Les lettres sont équivoques
Valeur phonétique
Valeur orthographique lexicale
Valeur orthographique grammaticale
■ Rendre visible ce qui est dissimulé
■ Utiliser les ressources de la vue
■ Un codage de recours
■ Les phonèmes voyelles
Code facilecture (voyelles)
■ Le codage des lettres muettes
■ Remarques sur le code couleur
Phonèmes [O] [Œ ] [E]
Phonèmes [A] et [Ẽ]
Phonème [y]
Phonème [w]
Phonèmes [i] [j]
■ Les phonèmes consonnes
c, g, s, t, x
Les digraphes
Code facilecture (consonnes)
■ Les apports du codage facilecture
■ Les avantages du procédé pour l’apprenantAvant-propos
L’accompagnement d’élèves en difficulté dans l’apprentissage de la lecture a régulièrement suscité en moi la réflexion suivante :
Ils sont perdus dans la jungle des lettres et n’arrivent pas à trouver leur chemin dans ce labyrinthe. Ils cherchent, tournent en rond, s’épuisent et abandonnent.
Pourtant la clef est là, sous leurs yeux, dissimulée dans cette jungle de lettres, mais ils ne la voient pas.
Comment les aider à la voir ?J’en suis arrivé à me poser la problématique suivante : comment, sans modifier la structure même de la langue écrite, introduire en elle -dans son corps même- des indices visuellement perceptibles qui permettraient d’aider un apprenant à saisir le code de fonctionnement de la langue et partir à sa conquête ?
Si l’on pouvait de manière simple signaler visuellement à l’apprenant la valeur sonore des graphèmes dans un texte, sa tâche en serait facilitée.
Comment l’aider à « voir les sons » ?Après bien des recherches, tâtonnements, expérimentations, je suis parvenu progressivement à mettre au point un procédé et un outil répondant à l’objectif que je m’étais fixé.
Ce procédé, je l’ai nommé facilecture.
Comme son nom voudrait le signifier il a pour objectif de faciliter l’apprentissage de la lecture.Comme on pourra le comprendre à la lecture du propos qui suit, l’intérêt du procédé est de permettre à tout individu jouissant de capacités sensorielles ordinaires de mieux appréhender la langue écrite afin d’aller à sa conquête.
Une langue complexe
Dans bon nombre de langues la correspondance entre les sons et les signes est régulière et univoque :
à un son unique correspond un signe graphique unique, et inversement.
Dans ce type de langues l’apprentissage de la lecture est aisé.L’une des caractéristiques de la langue française (ce qui fait sa complexité à l‘écrit) est qu’il n’y a pas de correspondance univoque entre sons et signes.
En français, un même son peut avoir plusieurs graphies et la même graphie peut avoir plusieurs sons.
Ces cas sont multiples dans notre langue et constituent l’une des raisons principales des difficultés rencontrées dans l’apprentissage de la lecture par de nombreux élèves.Notre alphabet compte 26 lettres.
Notre système phonologique compte 36 phonèmes (sons de la parole).
Pour transcrire ces phonèmes, nous utilisons plus de 130 graphèmes (lettres ou groupes de lettres transcrivant les sons).Il s’agit donc pour un élève d’apprendre à faire correspondre 130 graphèmes à 36 phonèmes. Tâche éminemment complexe.
C’est dans cette "équation " que réside la source de bien des difficultés pour de nombreux élèves.
Les lettres sont équivoques
Dans notre langue, les lettres sont équivoques :
Elles peuvent être le signe d’un son ou de plusieurs sons … ou d’aucun
Elles peuvent être aussi le signe d’un sens ou de plusieurs sensSeule ou associée à d’autres, la lettre a des valeurs variables :
Valeur phonétique
Valeur orthographique lexicale
Valeur orthographique grammaticaleValeur phonétique Les exemples ci-dessous montrent que l’association de deux lettres, se succédant dans une position identique, peut produire des résultats sonores bien différents :
u + n lundi lune
u + m parfum parfumerie album
u + b lubrifiant club
u + e rue cueillir
u + a nuage quatre aquarium
e + u feu peur eue + n en menu rêvent pollen examen solennel
e + m embrasser femme totem
e + r cerisier aimer amer speaker
e + t et cornet net
e + s es les voiles espoirLes ambiguïtés sont nombreuses :
maisons faisons
nus terminus
long gong
héros rhinocéros
quille tranquille
ville bille
coucous couscous
évident vident clef chef
tiers volontiersValeur orthographique lexicale
Les quelques exemples ci-après montrent la valeur orthographique lexicale d’une ou de plusieurs lettres. Chez le lecteur expert, l’orthographe entraîne une activation sémantique : il sait à la lecture du mot le sens (les sens) qu’il revêt.
point / poing chaud / chaux
mer / maire / mère sire / cire
pan / pend / paon boue / bout
ou / où / houe / houx / août foi / fois / foie
sans / sang / sens / cent conte / compte / comteValeur orthographique grammaticale
Dans les exemples ci-après, une ou plusieurs lettres portent des marques de valeurs grammaticales touchant le genre, le nombre, la personne. Le lecteur expert qui maîtrise le code tire des enseignements de la forme écrite, enseignements que ne lui donne pas l’oral.
oiseau / oiseaux nid / nids
sûr / sûre / sûrs / sûres elle / elles
lave/ laves / lavent nage /nages / nagent
vois / voit / voient
lavais / lavait / lavaient / lavez / laver/ lavé / lavés / lavée / lavées
Rendre visible ce qui est dissimulé
Seules ou associées, les lettres peuvent noter des sons et du sens.
Ces différentes valeurs sonores ou sémantiques des lettres sont parfaitement visibles à l’écrit ... mais seulement pour celui qui connaît le code de la langue.
Ces valeurs sont dissimulées aux yeux de l’apprenant, totalement fondues dans le corps des mots.J’ai procédé ainsi recherchant cohérence et harmonie dans “ma” signalétique et graduellement le code facilecture est devenu l’aboutissement de ma réflexion pour entrer dans ma pratique.
C’est ce code que je propose d’utiliser afin de rendre visible les graphèmes dissimulés dans les mots.
Utiliser les ressources de la vue
La vue est le sens habituel par lequel l’élève entre dans la langue écrite.
A partir de ce qu’on lui donne à voir et de ce qu’il perçoit, l'élève est appelé à effectuer diverses opérations mentales : similitudes, ressemblances, analogies, différences, classements, distinctions, etc.…
A partir de ses perceptions visuelles il fait du sens, il émet des hypothèses, il tire des conclusions, exactes ou inexactes, temporaires ou définitives.
L’écrit qui lui est proposé est le matériau qui sert de support à ses analyses, qu’elles soient spontanées ou suscitées et guidées.La vue permettant de percevoir le monde et les objets selon des critères de forme, de couleur et de taille, je propose d’utiliser toutes les ressources qu'elle offre en introduisant dans l’écrit les indices distinctifs de perception : couleur et taille.
Un codage de recours
Partant de l’idée -et de l’image- que l’on apprend à un jeune enfant à faire du vélo à ses débuts sur un engin adapté à son âge, à sa taille, et à ses possibilités motrices, dans un lieu protégé et non tout de suite sur une bicyclette d’adulte, au cœur de la circulation, je considère que certains élèves peuvent avoir besoin d’un outil adapté pour accompagner leurs premiers pas dans l’apprentissage de la lecture.
C’est en ce sens que je propose d’utiliser un codage de recours (de secours ?) utilisant des critères facilement perceptibles et repérables visuellement afin de faire apparaître les indices du code de l’écrit dans les mots.
Ce codage n’est aucunement une signalétique extérieure qui viendrait se rajouter aux mots (soulignement, encadrement, etc.) et aurait pour effet de “polluer” le texte en le surchargeant.
Les marques de ce codage sont inscrites dans le corps même des mots, portées par les lettres elles-mêmes et n’ont d’autre fin que de signaler des indices à l’apprenti lecteur.Ce codage n’a aucune vocation à demeurer. Il se veut être un “facilitateur” temporaire, une assistance passagère, pour ceux qui en éprouvent le besoin.
Il est bien évident que le but demeure d’être capable de lire à terme tous les types d’écrits sans aucun codage.facilecture utilise trois critères pour distinguer les graphèmes :
la couleur pour les voyelles
la taille et l’italique pour les consonnesla couleur
Les phonèmes voyelles de la langue française (voyelles orales, voyelles nasales,semi-voyelle) concentrent le plus grand nombre de difficultés pour les apprenants.
facilecture utilise onze couleurs pour les distinguer. Une même couleur indique une prononciation semblable :
Les graphèmes de couleur orange se prononcent [ã], comme dans orange
marron se prononcent [õ] comme dans marron
rouge se prononcent [u] comme dans rouge
bleu se prononcent [Œ] comme dans bleu
rose se prononcent [O] comme dans rose
violet se prononcent [E] comme dans violet ...
Le gris sert exclusivement à coder les lettres muettes
la tailleCinq consonnes (c, g, s, t, x) pouvant générer deux sons différents sont à la source de bien des confusions :
c se prononce différemment dans cabane et dans citron
g se prononce différemment dans garçon et dans luge
s se prononce différemment dans serpent et dans amuser
t se prononce différemment dans soutien et dans patience
x se prononce différemment dans taxi et dans dix
facilecture indique la variation de la prononciation en réduisant légèrement la taille et le corps de la lettre
l’italique
Cinq graphèmes composés de deux lettres (digraphes) /ch/ /ph/ /qu/ /gu/ /gn/ servent à coder cinq phonèmes de notre langue.
(On pourra y ajouter /sh/ importé de l’anglais).
Le codage en italique permet de repérer rapidement ces digraphes dans un mot.chant éléphant quille guitare vigne shampoing
Les phonèmes voyelles
En utilisant 11 couleurs facilecture permet à l’apprenant de percevoir directement dans les mots les différentes graphies correspondant aux phonèmes voyelles (voyelles orales, nasales et semi-voyelle) qui génèrent le plus grand nombre de graphèmes différents et le plus de difficultés.
▲ Code facilecture (phonèmes voyelles)
[O]
o
au
eau
rose
os
fauteuil
bateau
[u]
ou
rouge ours
igloo
clown
[Œ]
e
eu
œu
cheval
bleu
fleur
cœur
[j]
i
y
ill
ilavion
yaourt paille
soleil
[A]
a
â
à
ananas âne
[y]
u
lune
plume[ã]
an
en
am
em
orange
dent
jambe
décembre
on
om
marron
bonbon
trompe[i]
i
î
y
hiver
igloo
île
pyjama
un
in
im
ain
aim
ein
en
1
sapin
timbre
main
faim
ceinture
chien[E]
é
ez
er
è
ë
e
ai
ê
et
es
est
eibébé
nez
parler
père
noël
pelle
fraise
tête
violet
les
est
baleineLe codage des lettres muettes
facilecture permet de mettre en évidence les lettres muettes, marques orthographiques lexicales ou grammaticales.Les lettres muettes sont codées en gris ▲
Présentes dans le corps des mots, elles se signalent au lecteur comme exclues de la sonorisation et en même temps comme marques orthographiques particulières.
Ce codage, outre le fait de faciliter le déchiffrement de mots nouveaux en indiquant de manière claire et directement perceptible les éléments à ne pas prendre en considération dans la sonorisation, peut fournir une aide supplémentaire dans la prise des indices orthographiques nécessaires à l’identification des mots.
mot tapis grands loup hibou
oiseaux poules sculpture doigtsCe codage peut être facilement exploité lors d’exercices de mise en situation d’observation « orthographique » de la langue écrite à partir de mots et de phrases choisis.
Le petit garçon joue avec le ballon
Les petits garçons jouent avec les ballonsLes garçons jouent, les filles chantent.
Les chats miaulent, les chiens aboient.Remarques sur le code couleur
Phonèmes [O] [Œ] [E]
Les archiphonèmes voyelles [O] [Œ] [E] regroupent chacun deux phonèmes, une voyelle orale fermée et une voyelle orale ouverte qui sont les variations d’un même son :
[O] pot / port [Œ] peu / peur [E] fée / fer
Dans le code facilecture, une seule couleur note indifféremment les deux prononciations, fermée et ouverte.
[O] est noté par la couleur rose, [Œ] est noté par la couleur bleu, [E] est noté par la couleur violet.
On pourrait objecter ici que la distinction entre voyelle fermée et voyelle ouverte devrait être indiquée dans le code facilecture. Cette option avait été prise en considération initialement, une nuance de couleur (claire/foncée) permettant de faire apparaître les distinctions.
Cette option n’a finalement pas été retenue : toutes les expériences menées avec un codage introduisant une distinction voyelle ouverte/voyelle fermée ont montré que cette discrimination n’était pas pertinente pour l’activité de lecture proprement dite.
En situation de déchiffrement, lorsque le lecteur perçoit dans un mot codé un graphème coloré (rose, bleu ou violet) et veut le sonoriser, il adapte naturellement sa prononciation au mot de la langue orale qu’il connaît. Il ajuste le résultat de son déchiffrement à sa langue parlée, allant piocher dans son registre « langue orale » le mot qu’il possède et fait sens pour lui.
L’objectif de facilecture est de donner à l’apprenant un indice de lecture. Et l’indication du son générique (ou son moyen) représente un indice essentiel dans le déchiffrement.
Préciser au lecteur une prononciation, dont on sait par ailleurs qu’elle varie selon les locuteurs, les accents, les régions et les différents lieux de la francophonie, n’est pas l’objet. Le choix d’une couleur générique laisse chacun libre de l’ajustement sonore selon son parler.Le choix d’une seule couleur pour le codage des positons ouverte et fermée de la même voyelle répond à l’objectif de lecture fixé. C’est l’option par défaut du procédé facilecture.
L’enseignant utilisateur du procédé a tout loisir d’introduire et d’appliquer dans son enseignement, s’il le souhaite, des nuances tout comme il peut modifier certains codages pour les rendre conformes à la réalité de la langue parlée en usage par ses élèves (accent, régionalisme) ou simplement les adapter à ses choix et besoins pédagogiques.
Phonèmes [A] et [Ẽ]
Pour des raisons identiques, nous considérerons que pour les phonèmes [A] et [Ẽ], les distinctions entre voyelle ouverte et voyelle fermée ne sont pas suffisamment pertinentes, ni suffisamment nombreuses pour être identifiées par des nuances de couleur.
Exemple : /patte/ et /pâte/ pour [A] et /brin/ et /brun/ pour [Ẽ].
L’observation par les linguistes de l’évolution de la langue parlée montre par ailleurs que ces oppositions qui demeurent très localisées tendent à disparaître.Phonème [y]
Nous ne considèrerons qu’un seul phonème [y] ▲ là où les phonéticiens en distinguent deux, les phonèmes [y] dans /urne/ et [y] dans et /huit/Phonème [w]
Nous avons choisi d’introduire le codage oi [u + a] pour marquer la succession des phonèmes [w + a] comme dans roi, et avons décidé de ne pas noter de manière spécifique le [w] que les phonéticiens relèvent dans la langue parlée et qu’il est difficile d’identifier pour un enfant et qui n’est pas fréquent dans notre langue. [w] sera codé [u].Phonème [i] [ j ]
Dans plusieurs méthodes de lecture, le graphème /i/ est considéré comme représentant systématiquement le phonème [i] ce qui est inexact phonétiquement car, associé à une voyelle orale ou nasale qui le suit, le graphème /i/ ne se ne prononce pas [i] mais [j]. Ainsi prononce t-on [pjano] et non [piano]
Dans le code facilecture, le graphème /i/ est codé selon le phonème qu’il représente :
soit [i] comme dans /île/ /nid/ île nid
soit [j] comme dans /piano/ /bien/ / lion/ /avion/ bien piano lion avionLe graphème /y/ sera traité de la même façon ; c’est le cas dans les exemples suivants :
pyjama Myriam yaourt yoyo
L’association de la lettre /o/ et de la lettre /y/, comme dans les mots /royal/ /moyen/ donne lieu à une prononciation particulière. Nous traiterons la lettre /y/ avec une double valeur [a] + [j] = [aj]
Les phonèmes consonnes
c, g, s, t, x
Parmi les graphèmes sources de confusions et difficultés, figurent dans notre langue cinq lettres (c, g, s, t, x) pour lesquelles le même signe, seul, peut coder deux phonèmes consonnes différents.
Pour ces cinq graphèmes une différenciation par la taille et le corps permet de distinguer leur variation sonore
Lorsque la lettre est en corps gras, de taille normale, le phonème correspondant est le son dominant.
Lorsque la lettre est en corps maigre, de taille légèrement réduite, le phonème correspond à la variation.
copain car cerise ici coccinelle accident
garçon goûter gorge genou girafe
pinson salade maison case sosie
tente nation attention station natation
taxi examen exercice dix six
Les digraphes
Cinq graphèmes composés de deux lettres (digraphes) /ch/ /ph/ /qu/ /gu/ /gn/ servent à coder cinq phonèmes de notre langue.
(On pourra y ajouter /sh/ importé de l’anglais).
Le codage en italique permet de repérer rapidement ces digraphes dans un mot.chant éléphant quille guitare vigne shampoing
▲ Code facilecture (phonèmes consonnes)
Dans le tableau ont été surlignés en jaune pour mieux les faire apparaître les cinq consonnes
présentant un codage particulier (réduction de la taille) et les digraphes (italique)
j g
jardin girafe
[z]
z s
zèbre maison
[s]
s c ç
x t
sapin ciel garçon
dix attention
[f]
f ph
feuille pharmacie
[S]
ch sh
chat shampooing
gn
peigne
[k]c qu k q
coq quille képi
[g]g gu
gâteau guitare
x
xtaxi
examenCas du x : Cette lettre toute particulière sert à coder le plus souvent la succession de deux phonèmes [k + s] ou [k + z].
Elle peut aussi avoir valeur de [z] dans une liaison /dix ans /et valeur de [s] comme dans /dix/
Les signes ci-dessous n'ont pas de codage particulier.
Les mots clés qui leur sont associés permettent de voir le son qui leur correspond.
v w
valise wagon
m
moto
n
nid
r
roue
l
lapin
p
papa
b
bateau
t
tapis
d
danse
En utilisant la seule couleur grise on peut signaler dans un texte toutes les lettres qui n’ont aucune valeur sonore. Du même coup on fait apparaître très distinctement la succession des seuls signes sonores, indication essentielle dans la phase d’apprentissage.
En utilisant le codage « taille », on fait apparaître la variation sonore de cinq consonnes de notre langue qui sont la source de nombreuses erreurs et confusions (c, g, s, t, x).
En utilisant le codage « italique», on fait apparaître distinctement cinq digraphes consonnes de notre langue
(ch, ph, qu, gu, gn).Le système d’écriture de la langue française est un système mixte, composé pour l’essentiel de deux codes :
■ un code phonographique
Les graphèmes notent des sons■ un code morpho graphique
Les morphèmes marquent du sens, grammatical ou lexicalDans le procédé facilecture :
Le code phonographique apparaît de manière claire grâce à l’utilisation des couleurs et des tailles des lettres ; il acquiert ainsi une transparence du fait de la correspondance systématique entre les sons et les signes.Le code morpho graphique apparaît lisiblement grâce à l’usage de la couleur grise.
En aucune façon l’essence même de la langue n’est touchée, seule son apparence est légèrement modifiée, et de manière temporaire, le temps pour l’apprenant de s’approprier une connaissance et un savoir-faire.
Les avantages du procédé pour l’apprenant
Couleur et taille font ressortir dans un texte les graphèmes équivalant à un même phonème, facilitant de ce fait la perception visuelle de l’apprenant.
L’apprenti lecteur -quel que soit son âge : enfant, adolescent, adulte- mis en présence d’écrits codés peut exercer son analyse perceptive sur le texte et le questionner bien plus qu’il ne ferait avec un texte classique monochrome ; les réponses à ses questionnements sont visibles, accessibles, et contenues dans le corps même du texte.
Le procédé favorise l’auto apprentissage de l’apprenant qui, par l’observation du texte, peut découvrir des clefs le conduisant à la conquête du système de lecture. Il induit une attitude de recherche et stimule la curiosité de l’apprenant qui devient acteur de son apprentissage.
L’analyse visuelle de l’apprenant étant favorisée par la présentation d’écrits "pré analysés ", il accède ainsi plus rapidement et plus aisément -par le jeu des analogies visuelles et correspondances sonores- à la construction du code phonographique indispensable à l’apprentissage de la lecture.
Le procédé fait apparaître de façon bien distincte la succession des phonèmes consonnes et des phonèmes voyelles, facilitant ainsi le travail de synthèse au moment du déchiffrement et favorisant la continuité dans l’acte de combinatoire
La perception visuelle des graphèmes permet l’accès au déchiffrement d’un mot nouveau par plusieurs voies si nécessaire (début du mot, milieu, fin du mot) ; elle facilite le repérage et la sélection des syllabes utiles dans le déchiffrement.
Le procédé met en évidence les lettres n’ayant aucune valeur sonore, mais porteuses cependant de marques orthographiques, ce qui ne peut que conforter le développement des compétences dans ce domaine.
Le codage visuellement perceptible des graphèmes conduit l’apprenant vers des déchiffrements « encadrés » lui évitant ainsi des sonorisations aberrantes induites par les signes polyvalents, sonorisations aberrantes qui peuvent laisser des traces profondes difficiles à corriger par la suite. Les indices visuels aident à un décodage rapide et efficace des mots nouveaux ou irréguliers.
Le procédé facilite le passage du déchiffrage à la lecture courante et constitue un entraînement à la fluidité : automatisation de l’identification des mots et intégration de la phrase et du texte.
Le locuteur étranger, déjà lecteur dans sa propre langue, verra sa tâche amplement facilitée dans la découverte et l’apprentissage de la langue française codée selon ce procédé.
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